Cordonnier mal chaussé
Le gouvernement du Québec a déjà un programme d'Aide au passage à la société de l'information (APSI) en 3 volets ayant pour objectifs : - Appuyer des projets ou des initiatives qui favorisent l'accès aux technologies de l'information et leur utilisation. -Favoriser de façon tangible le rapprochement entre l'État et le citoyen. -Contribuer au déploiement du gouvernement en ligne et à celui de la société de l’information ...lire la suite »
Le gouvernement du Québec a déjà un programme d'Aide au passage à la société de l'information (APSI) en 3 volets ayant pour objectifs :
- Appuyer des projets ou des initiatives qui favorisent l'accès aux technologies de l'information et leur utilisation.
-Favoriser de façon tangible le rapprochement entre l'État et le citoyen.
-Contribuer au déploiement du gouvernement en ligne et à celui de la société de l’information au Québec.
Pour ce faire, il finance des initiatives provenant des organismes à but non lucratif québécois qui oeuvrent à la démocratisation des technologies de l'information.
Comme plusieurs pensent que le web 2.0 est avant-tout une nouvelle approche du web basé sur la collaboration, le gouvernement pourrait lui-même favoriser une approche 2.0 à l'intérieur même de ses programmes de financement actuel, ce qui serait un grand pas en avant.
Pourtant, tous les groupes bénéficiaires de l'APSI ne sont officiellement aucunement invité à collaborer ensemble, à échanger sur leurs pratiques, à mettre en commun leurs activités afin d'éviter les dédoublements, à partager leurs résultats et technologies, etc.
Le gouvernement aurait bien avantage à fonctionner d'une telle façon car il créerait une synergie parmi les groupes et un accroissement général des compétences et des résultats de ses programmes.
Pourtant, le gouvernement semble appliquer une logique individuelle en rapport à ces groupes, comme s'il avait peur que l'on crée un lobby en réseautant des groupes qui feraient pression sur lui par la suite.
Je tiens à affirmer que si on veut que le gouvernement soit vraiment ouvert, il doit lui-même prendre le risque et s'ouvrir aux groupes qu'il finance par le biais de ces programmes de subvention et favoriser la concertation et la collaboration. C'est comme ça qu'il accroîtra sa compétence générale et qu'il aura une certaine crédibilité lorsqu'il parlera de Web 2.0.
Cependant, je dois dire que le fait d'ouvrir la participation citoyenne dans des réseaux sociaux dédiés au fonctionnement de l'appareil gouvernemental, cela devrait contribuer à "ouvrir" le gouvernement et modifier les cultures de travail des différents ministères.

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