Les technologies associées au Web 2.0 représentent une opportunité exceptionnelle pour le gouvernement d’améliorer les services aux citoyens et le fonctionnement interne de l’État. Trois grands avantages ressortent d’une telle utilisation des outils du Web 2.0, à savoir la transparence, la participation et la collaboration :
1. Transparence de l’activité gouvernementale en présentant de façon proactive les données publiques disponibles dans un format plus utile afin que les citoyens, les organisations du secteur privé et les organismes non gouvernementaux puissent les utiliser de façon novatrice et améliorée (dans le respect de la Loi d’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels).
2. Participation des citoyens aux activités gouvernementales afin d'accroître leur engagement à améliorer la gestion de l’État, permettant ainsi de bénéficier d’une diversité intellectuelle profitable pour l’ensemble de la société.
3. Collaboration entre les acteurs d’un même organisme, voire entre divers organismes, tant au niveau public, parapublic et privé, afin d’améliorer le fonctionnement de l’appareil gouvernemental.
Ces trois principes ont été réunis sous un même vocable : «gouvernement ouvert» (ou «open government»). Plusieurs pays ont entrepris ce tournant, comme le Royaume-Uni, l’Australie ou les États-Unis.
Un « gouvernement ouvert » vise à rendre le gouvernement plus accessible aux citoyens en favorisant la transparence et la démocratisation de l’information de sorte qu’elle alimente le savoir et favorise une plus grande participation citoyenne. Le citoyen devient ainsi l’acteur central contribuant activement à l’amélioration des services publics.
Une telle approche implique un changement de culture organisationnelle, mais s’avère nécessaire pour tirer profit de tout le potentiel des outils du Web 2.0 tant en matière de transparence du gouvernement, de meilleure collaboration entre les fonctionnaires et de participation véritable des citoyens.
Nul doute qu’un tel changement permettra de mettre en place un véritable contact avec les citoyens en étant sensible à leurs aspirations privilégiant ainsi un contexte favorable à la création et l’innovation.
Quel est votre point de vue sur :
- l’opportunité d’instaurer une politique de gouvernement ouvert au Québec,
- et les bénéfices pour le fonctionnement du gouvernement.
Australie: http://www.data.gov.au
États-Unis: http://www.data.gov
http://www.whitehouse.gov/the_press_office/TransparencyandOpenGovernment/
Canada: http://www.donnees.gc.ca

Commentaires (34)
Il est certain que l'avenir des gouvernements est ouvert, ont connait les dommages d'un gouvernement fermer !
Cette opportunité aux citoyens de s'exprimer de la sorte en démontre la faisabilité à plus grande echelle au québec. En route vers une politique participative et non plus SEULEMENT représentative !
Sur ce billet de mon blogue, je regroupe d'autres ressources pouvant être utiles pour mieux saisir la portée de ce concept de gouvernement ouvert, http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2011/06/gouvernement_ouvert_donnees_ouvertes.html
Cela m'amuse de lire cette position. C'est comme si on posait la question sans égard à ce qui a été fait depuis une dizaine d'années au gouvernement du Québec. L'enjeu, ce n'est pas de se demander si "les technologies associées au Web représentent une opportunité exceptionnelle pour le gouvernement d’améliorer les services aux citoyens et le fonctionnement interne de l’État". La question a déjà été répondue,mal répondue certes, mais au moins des investissements très importants ont déjà été consentis et des trucs fascinant sont en place dans quelques rares cas malheureusement. L'enjeu réel est de se demander si ce qu'on offre actuellement correspond vraiment aux besoins et aux attentes des citoyens ou si ce n'est encore que des initiatives de "trippeux internes des ministères et organismes" de nouvelles technologies.
Je crois que ces principes sont déjà connus de tous. Ce qu'il faut maintenant c'est des idées concrètes qui permettront de les appliquer.
Intégrer une idée au web n'est pas chose facile et il ne suffit pas seulement d'avoir une plate-forme pour faire participer les citoyens. Créer une communauté est particulièrement difficile. Comment comptez-vous vous y prendre?
À mon avis, le besoin de transparence découle de la motivation qu'engendre une participation citoyenne. Ce qui nous ramène au paragraphe ci-haut.
Puis, qu'entendez-vous par collaboration entre les acteurs? Je ne comprends pas. Pouvez-vous me donner un exemple?
Lorsqu'on parle d'instaurer une politique de gouvernement ouvert au Québec, c'est comme si on affirmait, par le fait même, qu'il était fermé. À moins que je me trompe totalement, j'ai le sentiment que les transformations apportées dans la communication entre l'État et les citoyens depuis plus de dix ans grâce aux sites Web démontrent une ouverture plus grande ne serait-ce que sur le plan de l'accès une information à laquelle les générations précédentes n'ont jamais pu accéder. Ce que je constate toutefois c'est qu'auparavant, le peu d'information était procurée par des humains travaillant dans les ministères et organismes. Avec les restrictions budgétaires et les coupures d'effectif, l'État est sans doute convaincu qu'en rendant l'information qu'il détenait maintenant plus accessible sur les sites Web, cela compenserait à ces restrictions. Rien n'est plus faux.
La popularité sans cesse croissante des réseaux sociaux donne l'impression que c'est cet outil qui dorénavant favorisera "l'instauration d'un gouvernement ouvert au Québec" au point qu'on souhaite ardemment les voir utilisés par l'État. Je regrette, mais cela ne sera pas le cas, croyez-moi. C'est encore une autre illusion causée par tout le buzz qui entoure cette question.
Hey le monde, ce ne sont que des outils. Et si vous croyez que ces outils changeront le monde, vous croyez sans doute aussi au Père Noël. Posséder un marteau ne donne rien si on ne sait pas clouer et encore moins que rien si on n'a aucune idée de ce que l'on fera avec. C'est pas grave, ça nous le prend!!!
C'est un peu comme les iPod et les iPad ou toute autre variante actuellement mis sur le marché par les entreprises de télécommunication. Tout le monde en veut en raison de leurs possibilités attrayantes même si la majorité des utilisateurs ne font appel qu'à 10-15% de leurs composantes.
Peu importe l'outil, l'interface ou la technologie, si la culture organisationnelle est inchangée, on en sera au même point. Cela est d'autant plus vrai qu'on ne demande même pas aux gestionnaires de l'État d'introduire une culture organisationnelle renouvelée, mais strictement de réduire les dépenses et les effectifs. Et même si on demandait aux dirigeants de la changer, il faudrait qu'ils se la fassent définir précisément avant de le faire et attendre au moins quelque 4-5 ans avant qu'on constate qu'elle a effectivement changée... un peu. Alors demander tout cela pour Noël 2011 est un peu irréaliste. Sachez toutefois que si on offre quoique ce soit avant 2012, n'oubliez pas : "Piles non comprises".
C'est aussi en accord avec la loi 133 sur la Gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement qui introduit les notions de logiciels libres et de patrimoine numérique.
Référence: http://facil.qc.ca/content/facil-accueille-chaleureusement-ladoption-de-la-loi-133
Bonjour à vous tous et toutes,
Le plus gros écueil repose sur les personnes. Les outils électroniques de participation sont développés, connus et utilisés dans nos activités professionnelles personnelles ou encore financières, La réussite de l'utilisation de ces outil résulte de l'acceptation par les deux parties à ces activités de contacts professionnels, personnels, financiers. En sera-il pareillement de cette acceptation pour les activités gouvernementales.
Je ne parle pas des décideurs qui veulent implanter ces outils qui, le suppose, devraient rendre l'appareil gouvernemental plus efficient. Je parle des personnes qui seront mandatées pour rendre les services. A-t-on tenu compte de leur apréhension des TIC, des modifications à leurs habitudes de travail, des modifications aux équipes de travail, des modifications aux conditions de travail? Ce sont des éléments de l'organisation du travail qui doivent être considérés dans l'implantation de ce nouveau mode de relation avec le citoyen. J'ose espérer que les discussions avec les représentants et le personnel de la fonction publique sont très avancées sur le sujet parce qu'un changement de culture organisationnelle demande du temps, beaucoup de temps et encore du temps...
Salutations!
La question s'est : "Comment le gouvernement du Québec peut-il exploiter le Web 2.0 ?", c'est pas l'invocation d'un principe. C'est quoi cette idée finalement, en pratique ? Les exemples de sites Web 2.0 étrangers ne sont pas très parlant non plus.
Dans ce billet, j'explique que le projet Gouvernement ouvert et Francophonie est en péril en raison de la peur et d'un manque d'engagement de la part de l'équipe de M. Henri-François Gautrin. http://lynerobichaud.blogspot.com/2011/07/le-projet-gouvernement-ouvert-et.html
Un gouvernement ouvert nécessite le respect de trois valeurs fondamentales: transparence, participation et collaboration. L’équipe de M. Gautrin n’est pas parvenue à mettre en pratique, dans les faits, la collaboration.
Les idées des citoyens ne parviendront pas toujours de la manière, dans l’ordre et de la façon que le gouvernement le souhaitera. Les idées fuseront de toutes parts, n’importe comment, dans une multitude de styles et de formes: dans des gazouillis de 140 caractères, dans des courriels, sur des plates-formes, sur des pages Facebook, etc. C’est au gouvernement à faire preuve de souplesse et à s’adapter aux langages et styles des citoyens. C’est au gouvernement d’agir, lorsqu’il voit un fort intérêt et une manifestation de volonté de participation de la part de citoyens. C’est au gouvernement à déployer des efforts pour soutenir cet intérêt et cette volonté, et à trouver des avenues permettant la co-création et co-production.
Je suis allé voir votre lien et il y a 2 choses qui m'ont à ce point déçu que votre message en est devenu totalement occulté.
Avec tout le respect que je vous dois, sans vous connaître, et sans aucunement chercher à défendre monsieur Gautrin, je vous précise ma pensée.
La première chose est la surabondance du "J'ai" et du "Je" qui donne l'impression que ce qui compte ce n'est pas le contenu, mais qu'il provienne de vous.
La seconde est que vous sembler chercher obstinément à ce que monsieur Gautrin vous manifeste une forme quelconque d'approbation.
Je me trompe peut-être et vous me corrigerez si tel est le cas, mais j'avais le sentiment que ce lieu d'échanges n'est pas axé sur ce que les individus aimeraient se dire entre eux ou entendre d'eux, mais sur une meilleur compréhension des enjeux, des opportunités et des contraintes reliées au Web 2.0.
Une de premières choses que j'ai appris dans ma vie d'adulte est de me concentrer sur les problèmes et non sur les personnes ce qui a pour effet de faire monter la discussion à un niveau plus constructif.
Je vous invite poliment à tenter l'expérience.
Tribu et sebas ont tous deux souligné un point déterminant en regard du Web. 2.0 et qui se résume ainsi "C'est quoi ça le Web. 2.0 en pratique?".
Les théories et des technologies intéressent certes une certaine catégorie de la population, mais il y très peu de gens pour qui l'équation "C'est du Web 2.0 donc je vais l'utiliser" soit suffisante.
En toute naïveté, je suis porté à croire que c'est une approche similaire à celle que l'on trouve dans le Bourgeois gentilhomme (1670) de Molière qu'il faut privilégier. Cette courte explication donnée sur Wikipédia vous fera comprendre ce que je veux dire:
"Dans l'acte II, scène IV, Monsieur Jourdain apprend, au cours d'un échange avec son maître de philosophie, qu'il dit de la prose depuis longtemps, sans le savoir :
« Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela. »
Par extension, Monsieur Jourdain désigne quelqu'un pratiquant une activité sans même avoir connaissance de son existence."
En d'autres mots, je ne crois pas que ceux qui utilisent les réseaux sociaux soient conscients qu'ils contribuent d'une manière ou l'autre à la mise en œuvre du concept de Web 2.0. Ils y ont recours tout simplement à divers degré.
Alors, si on me demandait de reformuler la question initiale, je serais porté à demander au citoyen les suivantes:
"Avez-vous déjà vu ou utilisé ce genre de gugusses?" en montrant des exemples existants d'environnement de type Web 2.0
"Si on adaptait ce gugusse pour vous aider à interagir avec les ministère ou organismes, ça vous dirait quoi?"
"Dans quels domaines l'utiliseriez-vous pour commencer?"
Et gentiment pour couronner le tout, "En passant et c'est pas vraiment important, on appelle ça du Web 2.0".
D'entrée de jeux, cette plateforme de dialogue (qui est une excellente initiative soi dit en passant) ne permet pas d'utiliser le navigateur "chrome" ce qui ne fait pas éloges à mon sens sur les pratiques innovantes développée par les instances publiques.
Un collègue a publier un document intéressant en France sur l'Administration publique 2.0 qui, je pense, permet de jeter une lumière nouvelle sur le débat. http://www.fondapol.org/etude/administration-2-0/
Ceci étant dit, le document laisse de côté une composante importante du gouvernement "ouvert" qui est son rôle de catalyseur du potentiel créatif présent sur le territoire. On parle beaucoup de l'Open data et du rôle du citoyen dans la création de nouveaux services publics mais on ne met pas assez d'emphase selon moi sur les nouveaux rôles de l'Administration public dans la valorisation des actifs intangibles du territoire. Cette valorisation passe obligatoirement par des chaînes de valeur transversale et se heurte ainsi aux silos si bien connus dans l'appareil gouvernementale. Les défis des gouvernements ouverts ou de l'Administration 2.0 sont nombreux mais ils sont surmontables. La première étape selon moi passe par une conscientisation et une réflexion sur les usages possibles de ces outils dans un objectif citoyen.
Aller vers un gouvernement ouvert implique l'admission que nous avons actuellement une structure gouvernementale (plus) fermée.
Il faut être conscient que l'inertie naturelle des structures organisationnelles en place, fait en sorte que les détenteurs d'intérêts qui reçoivent des revenus pour des fonctions gouvernementales n'encourageront les nouvelles initiatives qu'à moins qu'elles demeurent sous leur contrôle, à l'intérieur de leur structures. Or, le WEB 2.0 a justement la particularité de transcender les structures; ce n'est pas de nature à faciliter les choses.
Ne nous imaginons pas que cela est facile d'implanter un gouvernement (plus) ouvert. Au delà des défis organisationnels de ces nouvelles structures, il y a les freins naturels générés par ceux qui bénéficient des structures actuelles (plus) fermées, divisés en plusieurs organisations qui se font parfois compétition entre elles. La chose n'est pas simple. Solution: il faut s'élever de la mêlée.
Comme pour tout projet d'innovation et de changement organisationnel, un des éléments de solution à ce problème, est la volonté claire de celui qui finance les structures en place.
Ici, il faut que le Conseil du Trésor identifie les bénéfices et s'engage clairement pour atteindre les bénéfices visés. Heureusement, les buts et objectifs écrits du gouvernement sont très encourageants. Reste à voir si on pourra prendre les moyens pour explorer des avenues WEB 2.0 qui généreront de réels bénéfices pour la population et pour le gouvernement.
L'argent parle: ce n'est que par l'identification de buts, d'objectifs et de budgets que les organisations en place collaboreront. Autrement, tous continueront de prêcher pour leur structure; ou encore, le WEB 2.0 sera implanté au sein d'organisations en place sans apporter de bénéfices notables parce qu'appuyant des structures qui n'offrent pas de potentiels de bénéfices notables.
Idéalement, les initiatives WEB 2.0 devraient générer significativement des bénéfices qualitatifs pour la population et les bénéfices budgétaires pour le gouvernement. Pour cela, il faut prendre les moyens pour commencer des projets ouverts, transcendant les structures, qui ont un potentiel prometteur et il faut être prêts à appuyer une approche (plus) ouverte qui rencontrera plusieurs opposants dont la mission principale implique de garder l'intégrité de leurs structures.
Le WEB 2.0 est une appellation. En réalité, c'est le choix de l'architecture d'affaires qui est la clé permettant de réaliser les bénéfices pour la population et pour le gouvernement. En cela, le Conseil du Trésor peut jouer un rôle déterminant parce qu'opérant au dessus de la mêlée.
bon, pour faire un peu de pouce sur le concept de donnés ouvertes du gouvernement
ici
http://www.appsfordemocracy.org/
à partir des données publiques, en faire des app utilisables par les citoyens, tput simplement un concours
un PDF pour info.
http://www.appsfordemocracy.org/wp-content/uploads/2010/01/create_an_apps_for_democracy.pdf
Y intégrer les meilleures pratiques ; celles qui nous conviennent http://www.cabinetoffice.gov.uk/content/government-ict-strategy ; modèle en annexe - New governance structure
Le concept de gouvernement ouvert est en émergence partout sur la planète et chaque état doit se donner un modèle qui permettra à terme de recréer un véritable dialogue avec les citoyens.
Le Québec a tous les atouts pour réussir ce virage, le défi à court terme est de faire comprendre à nos décideurs les opportunités politiques, économiques et sociales qui s'y trouve.
Le contexte politique actuel me semble on ne peux plus favorable, alors que tous disent vouloir faire de la politique autrement, il suffit de regarder ce qui se vit ailleurs pour comprendre comment les meilleurs pratiques des leaders mondiaux peuvent être porteurs. L'Islande est, en la matière un des exemples que je préfère.
Il y a derrière ces tendances un projet de société absolument emballant.
Les citoyens souhaitent que leur gouvernements changent ses façons de faire et crée les conditions propices à l'émergence d'une nouvelle implication citoyenne.
Il faut réussir à dégager un consensus sur l'objectif, le leadership politique sera la clé de la mise en oeuvre.
Si on souhaite arriver à faire autrement, il faut être convaincu de la nécessité de changer. Or, je sens qu'actuellement, peu de gens continuent de défendre le statu-quo.
La lecture de plusieurs idées diffusées par ce canal me rassure sur le fait qu'il sera peut-être possible de penser réussir à convaincre nos décideurs de l'opportunité d'agir maintenant.
Les approches méthodologiques existent, le road map global est de plus en plus clair.
Comme je le dis souvent, ce qui me fait le plus plaisir c'est de penser qu'un jour nous pourrions organiser un concours dans St-Roch pour aller chercher le savoir faire de nos gens pour développer des applicatifs à valeur ajoutée pour la prestation de service publique, à partir des données que notre gouvernement rendra disponible.
Au delà de l'impact économique majeur que cette approche constitue, moi, je demeure convaincu que les personnes qui y participeront ont plus de chances d'aller voter aux prochaines élections car ils verront qu'enfin ils peuvent contribuer à ce que fait leur gouvernement.
Deux documents référence:
An Open Government Implementation Model: Moving to Increased Public Engagement
http://www.businessofgovernment.org/sites/default/files/An%20Open%20Government%20Implementation%20Model.pdf
World economic Forum
The Future of Government
Lessons Learned from around the World
http://www.weforum.org/reports/future-government
Je pense que le plus dure sera de faire accepter le projet Gouvernement ouvert aux Syndicats de la fonction publique du Québec car ils ont depuis trop longtemps un pouvoir décisionnel trop grand et qu'un projet Gouvernement ouvert est selon mon point de vue, d'enlever ce pouvoir décisionnel au syndicat et la redonner aux citoyens.
@gautrinweb 2.0
Je crois que l'idée Vers une politique de gouvernement ouvert au Québec est la meilleure tribune pour répondre à une qustion soulevée dansl'idée "Surveillance en temps réel de l'utilisation des urgences":
Voici la question:
«À qui faut-t-il parler pour présenter cette solution et la mettre en place?»
Voici mon commentaire :
Étant donné que peu de citoyens (on le voit ici) et peu de représentants de l'état sont au courant des avantages des effet de la convergence du WEB 2.0 que peu sont sont capables de mesurer les défis de l'implantation de projets WEB 2.0 , je crois que le Conseil du Trésor et Services Québec devraient mandater des spécialistes WEB 2.0 opérant avec l'approche "service Québec":
"Auparavant, l'État québécois offrait une prestation de services par ministères et organismes. Ceux-ci répondaient aux demandes des citoyens et des entreprises dans les limites de leur mission respective avec comme résultat une multitude d’intervenants, de démarches et de formulaires. Les citoyens et les entreprises devaient gérer eux-mêmes la complexité de l’État.
La mise en place de Services Québec se fonde sur une approche plus globale et cet organisme devient donc la porte d'entrée vers laquelle vous pouvez vous tourner pour accéder aux programmes et aux services gouvernementaux"
http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/servicesquebec/organisme/?lang=fr
Parce que la plupart des ministères sont structurés régionalement et parce que le WEB 2.0 transcende les territoires (régionaux), il est impératif selon moi que le conseil du Trésor indique au citoyen une porte d'entrée globale qui envisagera les approches WEB 2.0 en évaluant les bénéfices (qualitatifs, quantitatifs, revenus, économies) que la convergence WEB 2.0 peut générer.
Le citoyen qui cherche à faire passer une idée innovante wEB 2.0 auprès de personnes dont ce n'est pas le mandat de transcender les limites géographiques aura beaucoup de difficultés à faire passer l'idée. Ça prend des années!
Si des professionnels WEB 2.0 de Services Québec pouvaient évaluer les économies possibles et faire passer les idées au Conseil du Trésor. L'itération serait ensuite plus facile au sein des ministères concernés parce que cela n'empiéterait pas sur des budgets établis pour supporter la brique et le béton. Or, on le sais, il n'y a pas d'argent et les décideurs ne sont généralement pas informés des bénéfices du WEB 2.0 ou encore n'ont pas la compétence en ce domaine pour prendre un petit risque en ce domaine, même si çca peut faire économiser des millions.
Ceci dit, il y a de bonne personnes partout. Il faut seulement que les interlocuteurs aient une vision globale et aient accès à des professionnels et des décideurs financiers qui ont les connaissances du domaine et une vision stratégique globale.
Moi qui travaille dans le domaine de l'exportation, je constate que les interlocuteurs des autres pays qui sont établis au Québec et qui connaissent l'Internet, montrent parfois un intérêt pour commencer immédiatement de manière simple après une seule rencontre. Quel contraste: quand on discute avec des gestionnaires de programmes, ça prend des années.
Il faut définitivement un ouvreur de portes. Service Québec/Conseil du Trésor/GautrinWEB pourrait être cet ouvreur de porte avec des budgets pour épauler des projets en cours. Ça prend parfois peu pour commencer mais il faut une bougie d'allumage; une bougie qui allume sur le thème de l'innovation organisationnelle, une belle expression employée par le gouvernement du Québec et qui pourrait être mise en pratique de la manière proposée ci-haut.
Je suggère vivement « l'approche Service Québec » avec des professionnels dont le mandat est de pré qualifier les projets WEB 2.0 . Cela rassurera tout le monde, y compris les ministères verticaux et leurs directeurs/trices.
M. Dumas, Si le mandat n'est pas déjà confié à Service Québec de développer un Web 2.0 gouvernemental, ça ne saurait tarder. Cet organisme a pour mission de mettre en place un guichet unique de prestation de services électroniques et le projet de loi 130 devrait bientôt en faire une succursale du Conseil du trésor. Vos voeux pourraient bien être exaucés.
Denis, je vous remercie pour cette information. Elle est intéressante.
Plusieurs ici ont apporté des idées pour améliorer les services aux citoyens. Il y a partout dans le monde des exemples de gains remarquables que peuvent générer les initiatives WEB 2.0. Hors Québec mais non loin de nous, mentionnons l'exemple du leader du parti démocrate aux États-Unis qui a ré-écrit le livre des levées de fonds pour les campagnes présidentielles en 2008, en amassant plus de 656 millions de dollars en contribution citoyenne comparativement à 199 millions par son rival . Il a réalisé des gains additionnels de 329 millions mais il lui a fallu de l'audace. Je cite cet exemple parce que les gains ont été énormes.
Dans le domaine du commerce extérieur, il est prouvé qu'il est possible de générer 100$ pour 1$ investi alors que les performances des organismes de développement des gouvernement occidentaux comme ceux du gouvernement du Québec ont généralement des performances 5 fois moindre.
Étant donné le potentiel énorme que représente le WEB 2.0, je me demande pourquoi les gestionnaires de cette commission publique n'abordent pas en priorité et nommément les questions du WEB 2.0 en lien avec la gestion des ressources gouvernementales, un sujet crucial qui est au cœur de la mission du Secrétariat du conseil du Trésor. http://www.tresor.gouv.qc.ca/secretariat/secretariat/
Parallèlement à cette absence de discours sur les grandes économies possibles, il est remarquable que les principaux détenteurs d'intérêt du gouvernement ne viennent pas prendre position sur cette tribune. On dirait que ce n'est pas ici que ça se passe. C'est sans doute vrai, mais c'est aussi normal qu'on ne les voit pas se manifester : d'une part, l'outil de communication est risqué pour qui veut protéger son image; d'autre part, on ne peut pas s'attendre à ce que ceux qui bénéficient de structures plus traditionnelles proposent des changements de structures pour réaliser des économies avec le WEB 2.0
Malgré l'absence des « partenaires » traditionnels sur cette tribune, il serait dommage que cette consultation ne contribue pas à l'atteinte des économies visées par le Conseil du Trésor. Il existe sans aucun doute, d'autres leaders québécois qui ont la vision et le savoir-faire WEB 2.0, pour aller chercher des gains substantiels de plusieurs millions de dollars pour le Québec en utilisant le WEB 2.0. est-ce que les membres de la commission peut aller les chercher?
Vers une politique de gouvernement ouvert:
Comment le Secrétariat du Conseil du Trésor pourrait-il réellement, concrètement et maintenant encourager ces leaders de la nouvelle économie pour réaliser des gains grâce au WEB 2.0?
M. Dumas,
Si personne au gouvernement ne vient se mouiller comme vous dites, c'est que personne n'a encore reçu le mandat pour le faire. Les employés de l'État sont régis par une loi qui commande leur comportement. Nous sommmes ici dans une sorte de remue-méninges, une sorte d'observatoire qui permet d'examiner les spécimens qui s'y produisent ainsi que leurs idées. On ne peut pas rester aveugle au développement du Web 2.0 pendant 10 ans et ouvrir tout grand les yeux pour regarder soudainement la lumière du soleil. Ce serait la bonne façon de s'aveugler à nouveau. Il ne faudrait pas pour autant croire que tous les fonctionnaires sont des incultes du Web 2.0. et qu'il ne se passe rien du tout. Au contraire. Tous les projets informatiques du gouvernement se développent et vont se développer sur les technologies du Web parce que l'informatique s'y retrouve. Bien sûr, il y aura des résistances au changement, comme dans toute organisation il y a des luttes de pouvoir. Mais le changement est inéluctable, car il dépasse la structure du gouvernement. Nous sommes en voie de changer notre vieille picouille pour un véhicule à moteur.
Denis,
Je vous remercie pour votre intervention. Je suis d'accord avec votre position de manière générale.
J'ai travaillé pour le gouvernement du Québec pendant 3 ans et j'en suis fier. Il s'agit d'un gouvernement moderne, dont les professionnels travaillent de manière professionnelle. Tous les professionnels avec qui j'échange dans les développements en cours semblent ouverts et intéressés. Là n'est pas le problème. Il est vrai aussi qu'il y a la bureaucratie inévitable due à la taille des organisations; on doit le reconnaître mais aussi l'accepter dans une certaine mesure mais pas trop.
Notre fonction publique ou para publique a plusieurs organisation très performantes utilisant les TI. Donc on est capable et c'est c'est ce qui est fâchant quand on regarde d'autres secteur d'activités qui n'ont pas changé depuis près de 30 ans.
Là ou je vois un problème, dans le domaine qui me préoccupe, le gouvernement dépense près de 45 millions de dollars par mois, (1.5 million par jour ou près de 1 milliard par 24 mois) dans le domaine du développement économique alors qu'il est difficile de trouver une personne pour discuter de moyen pour faire les choses autrement.
Pendant ce temps, il y a une redondance de services (selon moi gaspillage de ressources précieuses), qui pourrait facilement être évitées par de simple mesures organisationnelles. Je crois que les fonctionnaires le voient aussi et probablement que certains le voient mieux que moi parce qu'ils sont à l'intérieur de l'organisation. Alors que l'on pourrait adopter des mesures simples qui permettraient d'économiser, la plupart des interlocuteurs qui gèrent des programmes parfois inefficaces ont les mains liées par des budgets trop serrés.
Cette situation n'est pas qu'au Québec. Dans le domaine du développement économique, partout au Canada et aux États-Unis, il me semble que les gouvernements adoptent la méthode des coupures budgétaires qui font en sorte qu'en bout de ligne il n'y a plus d'argent pour les programmes.
De plus, dans le domaine du développement économique, l'administration gouvernementale ne semble consulter que les partenaires traditionnels pour discuter d'allocations budgétaires qui inévitablement passent à côté des choix stratégiques et des solutions WEB 2.0 . Pour se faire entendre ou comprendre, il faut réaliser les projets bénévolement et il est pratiquement impossible de parler à ceux qui ont le mandat de repenser les programme; si on réussi à leur parler, il s'agit de personnes qui n'ont pas l'expérience pour comprendre les possibilités du WEB 2.0. Le côté plus fermé, il est là selon moi .
Le Conseil du trésor chercherait encore à combler le déficit. Donc, plutôt que de faire des choix budgétaires, nous serions rendus à faire des choix stratégiques (quels services, quels territoires, quelle clientèle, quelles technologies) qui je le souhaite doivent tenir compte maintenant des possibilités qu'offre le WEB 2.0. C'est pourquoi je fonde tant d'espoirs sur la commission Gautrin qui est branchée sur le CT.
Je crois donc qu'avec les connaissances que l'équipe possède, il serait possible d'appuyer des développements qui se produisent maintenant avec d'autres ministères (parce qu'en bout de ligne, oui, à force de travailler c'est possible d'avancer). Selon moi, il y a dès maintenant plusieurs processus ou choix, qui peuvent être revus dans le cadre de décisions courantes et d'engagements gouvernemenataux déjà pris, sans qu'on en fasse une question spéciale. Une simple participation de l'équipe pourrait simplement galvaniser ce qui avance inéluctablement mais qui demandent des efforts bénévoles extraordinaires.
D'une manière plus structurelle et interne à l'administration gouvernementale, je crois que le gouvernement devrait convertir la Commission Gautrin en une structure innovante, ayant des budgets pour explorer les idées innovantes liées au WEB 2.0 et venant de l'extérieur du gouvernement; une sorte de pont; une sorte de commission permanente.
Le WEB 2.0 n'appartient pas qu'au domaine des communication. Il s'agit d'un mode de communication qui transcende les ministères et organismes. Il ne faut donc pas que les ministères fasse du WEB 2.0 une unité adminstrative distincte, il faut plutôt qu'ils s'en impreignent pour accroître l'efficacité. Si on ne le fait pas comme ça, il n'y aura pas de gains dans le domaone du développement économique pour parler de celui-là.
Je suis d'accord avec vous, les changements sont inéluctables; mais on pourrait faire mieux; premièrement parce qu'on est capable et deuxièmement parce que des pays qu'on appelait autrefois sous développés sont passés de la vieille picouille directement aux téléphones intelligents. Une véritable révolution numérique se déroule devant nos yeux.
Pour continuer avec votre exemple, dans certains domaines, pas besoin de véhicule à moteur: il serait possible, dans certains domaines comme le développement économique, de faire le saut de la picouille directement aux téléphones intelligents. Tout est là, incluant les professionnels.
M. Dumas, votre analyse de la situation est assez juste et je crois, pour avoir œuvré au développement économique du secteur des communications et dans d'autres secteurs, tant au gouvernement du Québec que dans le secteur privé, que ce qui fait obstacle à plus de transparence et à de meilleurs échanges avec les principaux intéressés, c'est la structure et la culture organisationnelle du gouvernement. Sans chercher à dénigrer qui que ce soit ou quoi que ce soit, il faut bien comprendre à quel point la relation particulière du politique avec l’administratif rend souvent les choses plus complexes. Si nous avons aujourd’hui une fonction publique professionnelle, c’est grâce aux lois qui ont modelé le fonctionnement du gouvernement et de sa fonction publique et qui ont fait, notamment de nos gestionnaires publiques des personnes imputables. Nous avons érigé un système de gestion par résultats dans lequel la planification stratégique joue un rôle central. En principe, dans une phase de planification triennale ou quinquennale, l’organisation doit se poser des questions sur ce qu’elle doit ou veut prioriser. Elle fait cet exercice dans le cadre classique d’une grille Force, Faiblesse, Opportunités, Menaces (SWOT) qui doit en principe constituer un exercice de réalisme. C’est ici que normalement on consulte les gens. Mais la planification stratégique est faite par des spécialistes dont certains ne trouvent pas toujours utile de consulter le terrain et je dirais même que, dans certains cas, l’exercice est d’ordre purement intellectuel. Or, tout ce qui se fera par la suite dans un ministère ou un organisme sera dicté par le plan stratégique qui définira le budget et orientera ensuite les plans d’action des différentes unités administratives dans lesquels on retrouvera, par exemple, la création de nouveaux programmes. C’est à cette étape cruciale de la planification stratégique que les citoyens devraient être en mesure de se faire entendre et non seulement eux, mais également les fonctionnaires qui sont les soldats de ces stratégies.
Juste pour apporter quelques précisions.
D'abord, la majorité des pays en voie de développement ont opté pour des infrastructures de télécommunications par voie de cellulaire parce qu'ils n'avaient pas les moyens de mettre en place celles pour les communications téléphoniques. Cela n'a rien à voir avec le Web 2.0. D'ailleurs, les citoyens de ces pays dépensent plus d'argent avec leur cell qu'ils l'auraient fait avec un service téléphonique tel qu'on les connaît ici. Bref, l'amélioration des services aux citoyens au moindre coût n'entrait malheureusement pas dans les préoccupations des dirigeants de ces pays.
La seconde précision a trait aux plans stratégiques des ministères et organismes. Si je me souviens bien, je ne crois pas que la démarche de planification stratégique proposée aux ministères et organismes utilise la méthode SWOT. On ne fait pas l'analyse des forces et faiblesses internes, cette étape occasionnant une confrontation sérieuse des dirigeants avec les réalités organisationnelles ce qu'ils préfèrent éviter. Quant à l'inventaire des menaces externes, le gouvernement considère qu'il n'est pas en compétition avec d'autres comme c'est le cas du privé et considère par conséquent qu'il n'y a pas de menaces. Pourtant le dédoublement fréquent des responsabilités entre MO et la performance distincte de chacun constitue bel et bien une menace sur le plan de l'accès aux ressources. La force du lobby du privé en regard de l'impartition n'est pas perçu non plus comme une véritable menace. On prend pour acquis que l'État demeurera ce qu'il est à moins que les politiciens leur impose une forme de privatisation ou de transfert au privé de certaines responsabilités. Les plans stratégiques se limitent à définir des cibles plus ou moins réalistes et les moyens de les atteindre sans réellement tenir compte des ressources disponibles à court et moyen terme. Bref, l'exercice, comme le dit Denis, est "purement intellectuel". Ce n'est qu'après avoir un plan stratégique approuvé que le ministère ou l'organisme demande à son monde comment le réaliser. Une vrai farce tant qu'à moi.
Les pressions que subissent les organisations sont grandes et les changements qu’ils doivent absorber si nombreux qu’il est quasi impossible d’établir une planification stratégique qui tienne plus que quelques années. Les dimensions du changement portent sur des domaines sociaux, technologiques, économiques et politiques. Leur simultanéité, nous a plongé dans une aire de complexité sans précédent. L’écart entre la réalité de l’organisation et la réalité environnante est telle que nous faisons face à des problèmes d’efficacité et d’efficience.
L’organisation n’est plus seulement un contenant ou un ensemble de structures dans lequel voyage l’information. Elle est aussi le fruit de communications entre ses membres, le partage de sa mission, l’appropriation d’objectifs communs, l’appropriation de politiques et de règles de jeu satisfaisant à l’ensemble des dirigeants et du personnel de l’organisation.
La responsabilité première des dirigeants consiste à produire la signification, c’est-à-dire développer un cadre de responsabilisation qui permettra à chacun de ses membres d'effectuer le bon travail, au bon niveau. Le défi consiste à ce que les gestionnaires et les membres de l'organisation réalisent ensemble les objectifs organisationnels souhaités sous les bases de subsidiarité et d'imputabilité.
Un remaniement ministériel a été annoncé par le gouvernement du Québec le 7 septembre. Ce remaniement touche notamment le secteur du développement économique
Ce remaniement ministériel pourrait être une occasion pour le Secrétariat du Conseil du Trésor de réexaminer comment le WEB 2.0 pourrait contribuer à convertir les organismes de développement économique en centres de bénéfices mesurables plutôt qu'en centres de coûts.
Il s'agirait de soutenir les initiatives pour que les organisations de développement économique s'orientent plus que jamais vers la création de valeur plutôt que sur la gestion de programmes gouvernementaux, la gestion immobilière, la gestion de la logistique de voyage, la gestion et la promotion de la formation et des cocktail-conférences.
Dans une perspective d'un gouvernement ouvert au changement, ce remaniement serait une occasion unique pour le SCT et le MDEIE de collaborer pour identifier les gains en efficacité possibles grâce à un repositionnement des activités et grâce à des architectures d'affaires allégées (streamlining) appuyées par les technologies WEB 2.0 déjà disponibles.
Ces économies et ces gains sont devenus nécessaires d'une part à cause de la situation économique difficile des PME et d'autre part, à cause des engagements du Conseil du Trésor à équilibrer ses budgets.
C'est pourquoi, il appartiendrait à ceux et celles qui détiennent les cordons de la bourse de prendre les initatives, de dépasser les discussions portant sur des coupures budgétaires et d'entreprendre des discussions à propos du positionnement stratégique des activités des organismes, à propos de la création de valeur et des impacts positifs que ces changements pourraient avoir pour les PME, pour l'emploi et pour l'économie du Québec.
Plusieurs agences économiques dans le monde ont déjà pris ce virage. Nos agences de développement économique peuvent aussi réaliser un virage qui, plus que jamais, doit appuyer la création de valeur et conséquemment la création d'emplois.
@Jardinero: le SWOT n'est qu'un outil que certains utilisent pour réaliser la première étape du processus de planification stratégique qui consiste à connaître son environnement. Pour ceux que ça intéresse, le Trésor publie en format pdf un Guide sur la gestion axée sur les résultats, à l'adresse suivante: http://www.tresor.gouv.qc.ca/publications/secretariat/
Par ailleurs, même si la planification stratégique est un exercice obligatoire, tous les ministères et les organismes ne maîtrisent pas ou ne comprennent pas parfaitement la chose. C'est pourquoi, dans plusieurs cas, l'exercice peut sembler être une farce comme le dit si bien Jardinero. Mais mon point est que s'il devait y avoir une consultation des partie prenantes publiques, c'est dans cet exercice que cela devrait se faire et il y aurait un impact majeur sur l'organisation gouvernementale.
Certains le font dans le plan stratégique, d'autres dans leur plan d'affaires et d'autres dans leur plan marketing. Je conviens que cette consultation est absolument nécessaire. Elle se fait dans plusieurs organisations gouvernementales par des rencontres avec les diverses organisations représentant les "clients" ou bénéficiaires de services. Le problème souvent provient de la représentativité réelle de ces organisations. Dans bon nombre de cas, leur exécutif a un agenda bien distinct de ce que la base souhaite réellement.
Le cabinet de recherche et de conseil Gartner a publié récemment une enquête menée à l’international sur l’adoption des logiciels libres dans les entreprises.
La récente étude Gartner sur l’Open Source fait le constat que plus de la moitié des entreprises interrogées ont adopté les logiciels libres dans le cadre de leur stratégie informatique (22% au sein de tous leurs départements, 46% pour des départements ou services métiers particuliers). Le taux d’adoption pourrait passer à 30% dans les 18 prochains mois. Pour la même période, le marché des logiciels propriétaires est en perte de vitesse.
Près d'un tiers des répondants ont mentionné les avantages de flexibilité, d'innovation accrue, de temps de développement plus court et de processus d'approvisionnement plus rapide, comme les raisons de l'adoption de ces solutions.
« Bien que la recherche de réduction des coûts par l'adoption de logiciels libres continue d'être un des principaux moteurs, nous savons maintenant que beaucoup d’entreprises sont à la recherche de logiciels Open Source apportant une valeur ajoutée… ».
« Obtenir un avantage concurrentiel est apparue comme une raison importante pour l'adoption d'une solution libre, ce qui suggère que les utilisateurs commencent à regarder différemment l’Open Source - s'ils peuvent personnaliser le code pour l’adapter à leur entreprise, ils ont créé un avantage concurrentiel», a déclaré Laurie Wurster, directrice de recherche chez Gartner.
Au travers de cette étude, on remarque également que les logiciels développés en interne ont augmenté, ce qui suggère que les logiciels libres sont le plus souvent utilisés en complément, plutôt qu’en remplacement complet du système existant, afin de l’améliorer.
(Méthodologie : Gartner a réalisé son enquête auprès de 547 responsables IT, dans 11 pays, de juillet à août 2010. L'objectif était de déterminer, actuellement et pour le futur, le niveau d’adoption de l’Open Source et ses habitudes d'utilisation).
Source:http://www.gartner.com/it/page.jsp?id=1541414
Développer ce que nous voulons comme démocratie et comme gouvernement et comment cette démocratie et ce gouvernement pourraient utiliser les nouvelles technologies pour encourager la participation citoyenne et approfondir la démocratie.
Cette vision devrait toucher la démocratie pour arriver à la démocratie en ligne, la citoyenneté pour arriver à la cybercitoyenneté ; cette vision doit reconnaître que l'une ne va pas sans l'autre.
Cette vision doit toucher les objectifs et les moyens, elle ne doit pas se concentrer sur un aspect et délaisser l'autre et surtout, elle ne doit pas rester seulement sur les moyens même si ceux-ci sont essentiels et traduisent aussi des objets et des finalités.
Les composantes d'un gouvernement en ligne : inclusion, intégration d'autres moyens, respect des droits, transparence, espace supplémentaire et d'approfondissement de la démocratie.
Référence :
http://www.communautique.qc.ca/reflexion-et-enjeux/internet-citoyen/rapport-synthese-consultations/suggestions.html
Vers ...un plan numérique pour le Québec !?
http://www.communautique.qc.ca/reflexion-et-enjeux/internet-citoyen/manifeste-plan-numerique.html
Une idée qui retenait l'attention de divers acteurs réunis autour de la préoccupation de se donner un plan numérique pour le Québec : tenir des États généraux du numérique qui permettent l'expression des besoins et des attentes de la population et de l'ensemble des secteurs d'activités, constituant un forum de réflexion collective et de discussion sur les lectures de la réalité et de l'avenir, un lieu de définition des objectifs à privilégier, un lieu d'émergence des consensus sociaux les plus larges possible en vue de l'action, en conduisant des échanges et des consultations sur l'ensemble du territoire.
Cette idée de tenir des États généraux du numérique constitue certainement l'étape prioritaire pour assurer la mise en place d'un gouvernement ouvert et l'implantation d'un plan numérique pour le Québec. Pourquoi le Québec ne deviendrait-il pas une société fortement impliquée dans un démarche de démocratisation des technologies de l'information et de la communication? Je souhaite que le Québec devienne un modèle de ce point de vue, à l'échelle du globe.